NAO 2026 : LE DG, L'ENVELOPPE ET LA LIGNE INDEBOULONNABLE !
À la demande de l’intersyndicale Groupe et comme annoncé dans nos dernières communications, nous avons rencontré le Directeur général F HEYRIES dans le cadre des NAO. L’objectif était simple : obtenir un signal clair de reconnaissance pour les salariés, à la hauteur des efforts réalisés ces dernières années et des ambitions affichées pour le nouveau plan stratégique.
Le moins que l’on puisse dire c’est que la réponse du Directeur général a laissé les organisations syndicales perplexes.
En effet, le Directeur général a maintenu sa ligne. Il estime l’enveloppe actuelle “juste” au regard de l’inflation et a expliqué ne pas pouvoir “réouvrir” la négociation. En clair aucun signal positif n’a été donné malgré les arguments portés.

La déception est forte. Nous ne pouvons pas considérer comme acceptable une situation où, année après année, les salariés voient les effectifs diminuer, la charge s’intensifier, le risque d’une dégradation durable des conditions de travail augmenter et la reconnaissance salariale diminuer.
L’intersyndicale se réunira la semaine prochaine pour discuter des suites à donner à cette rencontre.Vous pouvez continuer à signer la pétition via le lien suivant : https://forms.office.com/e/CG5xJN3xPK
RETRAITE COMPLEMENTAIRE : Y A T'IL UN PILOTE DANS L'AVION !
La Direction Retraite nous a présenté plusieurs projets au cours des derniers mois donc celui sur les appels sortants qu'elle veut étendre au périmètre Allocataires après ceux de la Vie de l'Actif et de la Liquidation.
Mais voilà, après ces présentations, de nombreuses questions se posent. On ne comprend pas qui est vraiment "aux manettes", qui pilote concrètement ce projet. Le cadre est flou, et on ne sait pas qui est censé gérer tout ça de façon globale.
Ce qui est encore plus frappant, c'est qu'on constate que la charge de travail et la pression liées à ces activités sont en train de retomber sur les managers. La direction, elle, semble se déresponsabiliser de fait.

Face à cela et aux craintes de RPS pour l'ensemble des salariés, Force Ouvrière ne reste pas les bras croisés et exprime de vives inquiétudes au travers de la déclaration suivante :
Déclaration Force Ouvrière
La présente déclaration a pour objectif d'alerter la Direction sur les sérieuses dégradations des conditions de travail subies par les conseillers gestionnaire particulier de façon générale et accentuées à la suite de à la mise en place du dispositif d’interlocution client. Nous constatons avec une vive inquiétude un décalage profond entre les objectifs affichés de ce projet et la réalité vécue par les salariés.
1. Un projet initial inadapté
Dès l'origine, le projet semblait inadapté aux spécificités des services. Le rôle de gestionnaires techniques, axé sur la résolution de problématiques complexes, se voit dénaturé par l'exigence de la reprise des appels sortants. La formation dispensée ne correspond pas à aux besoins réels et a, de surcroît, fragilisé de nombreux salariés, générant plus de mal-être que de montée en compétences.
2. Une infantilisation des salariés par des méthodes de contrôle démultiplié
Nous dénonçons fermement les méthodes de contrôle mises en place, perçues comme profondément infantilisantes et destructrices de la confiance envers les salariés :
- Script d'appel rigide et contre-productif : L'imposition d'un script à suivre est totalement inacceptable. Il enferme le gestionnaire dans un conditionnement des propos, le détournant du fond du problème du client au profit de la forme. Cette approche génère un stress considérable, le salarié craignant l'erreur de langage ou l'oubli, et l'empêche de répondre efficacement aux besoins réels de nos bénéficiaires
- Listes de mots "interdits" : L'existence de listes de mots proscrits, comme l'interdiction de dire "allô" ou le mot "problème", est aberrante. Ces directives ridicules dénotent un manque total de considération pour l'intelligence et le professionnalisme des gestionnaires
- Grilles d'évaluation et écoutes/enregistrements : Le système d'évaluation basé sur des grilles et des écoutes/enregistrements est vécu comme une défiance généralisée envers les compétences. Il sous-entend un contrôle permanent et une suspicion quant à la capacité des salariés à gérer leurs missions, ce qui porte atteinte à l'estime de soi. Le recours à l'outil Teams pour ces enregistrements est également jugé inadapté
3. Une pression insoutenable et des objectifs flous
Malgré près d'un an de mise en œuvre, ce projet continue de générer une pression constante et des situations absurdes :
- Réticence et stress liés aux enregistrements : La réticence de nombreux salariés à réaliser les enregistrements d'appels est un indicateur clair du stress généré par ce dispositif
- Objectifs d'appels incertains et contrôles démesurés : L'opacité autour du nombre d'appels attendus (un ou deux par jour ?) contraste avec un contrôle acharné du nombre de SMS envoyés et d'appels enregistrés dans le CRM. Cette situation, où l'on exige des chiffres sans communiquer clairement sur les attentes, est source d'anxiété et de frustration
- Outils inadaptés et chronophages : L'utilisation de l'outil CRM est jugée peu pratique et extrêmement chronophage, ajoutant une charge de travail inutile aux gestionnaires surtout pour des cas ne nécessitant aucun appel ce qui illustre un contrôle déconnecté de la réalité du terrain
4. Conséquences sur la santé des salariés
L'ensemble de ces pratiques engendre un sentiment d'oppression chez certains salariés avec des signes de mal-être qui ne doivent pas être ignorés.
5. Augmentation des objectifs de production sans les moyens adéquats
En parallèle de ces contraintes, nous constatons une augmentation des objectifs de production sans que les moyens nécessaires ne soient mis à disposition pour les atteindre sereinement. Cette politique renforce le sentiment de déconsidération envers les efforts fournis par les salariés.
Conclusion et revendications :
Force Ouvrière déplore cette approche unilatérale qui ne valorise pas les salariés et les considère davantage comme un obstacle que comme un élément clé de la réussite. Nous demandons une réévaluation complète de ce projet, prenant en compte la spécificité des métiers de conseillers gestionnaire particulier.
Nous revendiquons notamment :
- L'abandon des scripts d'appels rigides et des listes de mots interdits
- La suppression du système d'écoutes et d'enregistrements à des fins d'évaluation individuelle, et la mise en place de dispositifs de formation et d'accompagnement basés sur la confiance et le développement des compétences. Ce système va l’encontre de l’amélioration continue prônée par l’entreprise et notamment le feed back
- La clarification des objectifs en matière d'appels sortants, en adéquation avec la charge de travail réelle et les spécificités des missions
- La mise à disposition d'outils adaptés et ergonomiques pour la gestion des appels et le suivi client.
- La mise en place d'une véritable politique de reconnaissance et de valorisation des compétences des salariés
CHALLENGES COMMERCIAUX : OÙ VA LE NAVIRE ? LES CARTES MARITIMES SONT-ELLES A JOUR... OU LE CAPITAINE LES A-T-IL MANGEES ?
Lors du CSE de février, Force Ouvrière a exprimé son mécontentement concernant la présentation des challenges commerciaux pour 2026. Au sein de Force Ouvrière, nous sommes restés quelque peu interloqués par l'implication de certains directeurs. C'est avec une certaine surprise, et même un certain regret, que nous avons constaté que la présentation avait été menée 'au pas de course', sans fournir la moindre politique commerciale pour 2026 ni le moindre bilan pour 2025.
Force Ouvrière constate régulièrement le manque de détails et la précipitation lors de présentations importantes, comme en témoignent nos autres communications syndicales.

Pour autant, et malgré ces conditions de présentation, la vigilance de Force Ouvrière a relevé les points suivants :
Alerte sur les Risques Psychosociaux et Manquement à l'Obligation de Protection de l'Employeur
La situation actuelle au sein de l'entreprise, suite à l'implémentation unilatérale des nouvelles règles de challenges commerciaux, soulève de graves préoccupations en matière de risques psychosociaux (RPS) et met en lumière un manquement potentiel de l'employeur à son obligation légale de protection de la santé physique et mentale de ses salariés.
Une pression exacerbée et des facteurs de RPS avérés
L'augmentation moyenne de 25 à 30% des objectifs commerciaux, conjuguée à une réduction drastique des effectifs de Chargés d'Affaires (passant de 87 en 2022 à 60 en 2024) et à une diminution du soutien des assistantes (visant un ratio d'une assistante pour deux Chargés d'Affaires), crée un déséquilibre manifeste entre les exigences professionnelles et les moyens alloués. Cette surcharge de travail, le manque d'autonomie et l'intensification des exigences émotionnelles constituent des facteurs identifiés de risques psychosociaux.
Les attentes irréalistes de "surperformer" et de pratiquer le "multi-équipement à outrance" tout en assurant la fidélisation du portefeuille, sans moyens supplémentaires adéquats, génèrent une pression commerciale intenable. Cette situation est aggravée par le constat de la direction elle-même, qui anticipe que la moitié des Chargés d'Affaires risquent de voir leur prime commerciale réduite de moitié en raison de l'impossibilité d'atteindre les objectifs fixés sur les produits PERO. Une telle reconnaissance des difficultés sans ajustement des objectifs commerciaux, notamment lorsque les potentiels varient significativement selon les régions, est susceptible d'entraîner une dégradation significative des conditions de travail.
Conséquences sur la santé des salariés et manquement aux obligations de l'employeur :
Ces conditions sont intrinsèquement liées à des conséquences néfastes sur la santé des salariés, incluant le stress chronique, des troubles anxio-dépressifs, l'épuisement professionnel (burn-out) et d'autres troubles psychiques. Le risque psychosocial est d'ores et déjà "réel", les équipes commerciales étant "épuisées", ce qui représente un signal d'alerte majeur.
L'absence de dialogue social et l'imposition de nouvelles règles sans concertation préalable avec les organisations syndicales contreviennent aux principes fondamentaux d'une démarche de prévention efficace et de respect du rôle des représentants du personnel.
Ignorer l'épuisement des équipes et les risques psychosociaux avérés peut exposer l'entreprise à des responsabilités juridiques en cas de manquement à son obligation de protection. La prévention des RPS ne se limite pas à des formations, mais nécessite une adaptation de l'organisation du travail, des moyens et des objectifs pour garantir un environnement professionnel sain et sécurisé.
DIRECTION COMPTABILITE ET REPORTINGS : NOUS CHERCHONS D'URGENCE UN NOUVEAU CONDUCTEUR POUR NOTRE TGV...
Après un "flou artistique" qui a duré près de trois ans, tel une œuvre abstraite dont personne ne saisissait le sens, concernant le projet d'évolution de l'organisation de la Direction Comptabilité et Reporting, les élus ont enfin été "invités" à donner leur avis.
On imagine sans mal l'enthousiasme généralisé face à ce timing parfait. Comme si l'on demandait l'avis des passagers après le départ dans le train.
Il n'est donc pas surprenant que Force Ouvrière, la CFDT et la CFE CGC aient rendu un avis qui ne pouvait être... autre que défavorable. Un coup de génie stratégique qui a certainement laissé la direction bouche bée, s'attendant sûrement à une standing ovation pour cette brillante initiative.

Ci-dessous l'avis Force Ouvrière :
Force Ouvrière rend un avis sur les modalités de mise en œuvre du projet DCR.
Ce projet est en réflexion depuis près de 3 ans. Les salariés vivent dans une ambiance anxiogène, ne sachant pas quand leur activité serait transférée.
Il est décidé en fin d’année 2025 de porter cette nouvelle organisation auprès des instances du personnel. Sans fondements justifiés.
Force Ouvrière dénonce la précipitation et l'impréparation de ce projet qui fait peser des risques juridiques et psychosociaux sur les salariés concernés.
Un passage en force sans cadre contractuel ni formation n’est pas tolérable.
La Direction valide une bascule opérationnelle pour le mois de mars 2026 alors que les fondamentaux de l'accompagnement RH sont absents.
Néant pédagogique : Le transfert des tâches historiques de droit commun vers le Pôle Prévoyance santé s'opère sans aucune visibilité sur le plan de formation destiné aux équipes : droit commun des sites impactés.
Force Ouvrière s'inquiète de ce manque d'anticipation sur des missions de contrôle et d'analyse complexes.
Absence de fiches de poste : À quelques jours de l’échéance, aucun salarié n’a reçu sa nouvelle fiche de poste. Cette carence empêche toute projection sereine et fait craindre une dégradation des acquis professionnels et une déqualification des métiers.
Risques Psychosociaux (RPS) et Charge Mentale
Le flou entretenu génère une angoisse délétère pour la santé des salariés.
Charge mentale non évaluée : L'intégration au département des frais généraux nécessite une expertise et des formations adéquates.
Force Ouvrière relève l'absence d'étude d'impact sur la charge de travail, particulièrement pour les collaborateurs ayant un temps de production réduit (temps partiels, mandats…).
Le décalage entre les annonces de décembre et le manque de documents concrets en février crée un climat de défiance qui fragilise la cohésion du service.
Conclusion :
Force Ouvrière demande la remise immédiate des fiches de poste et la présentation d'un plan de formation détaillé pour Marseille et Paris. Force Ouvrière rappelle que l'intégration des salariés ne pourra se faire au détriment du respect de leur santé mentale. Nous resterons extrêmement vigilants sur le respect des formations et le suivi des salariés. Pour toutes les raisons invoquées ci-dessus Force Ouvrière donne un avis défavorable
EMBARQUEMENT IMMEDIAT POUR LA CARAVANE DES LOGICIELS : ACCROCHEZ-VOUS, LE CHANGEMENT, C'EST MAINTENANT... ET PARTOUT A LA FOIS !
Avis Force Ouvrière rendu lors du CSE de février :
Force Ouvrière prend acte du déploiement du CRM Global Entreprise, un outil dont la nécessité est reconnue dans le cadre de la relation client retraite. Nous comprenons que cet outil s'inscrit dans une démarche fédérale et représente à ce titre une obligation.
Cependant, Force Ouvrière souhaite exprimer ses préoccupations quant aux risques psychosociaux (RPS) générés par les modalités de ce déploiement. L'arrivée simultanée du CRM et de GCE, combinée à une évolution du CRM prévue à court terme, entraîne une surcharge de travail significative pour les salariés, notamment en termes de formation. Cette double contrainte de formation, dans un laps de temps resserré, risquerait d'accroître le stress et le mal-être au travail lié à l’incapacité de pouvoir atteindre et maitriser les objectifs.
Nous tenons à rappeler que la prévention des RPS est une obligation pour l'employeur et un enjeu majeur pour la santé et le bien-être de l'ensemble des salariés.
Force Ouvrière est contrainte de rendre un avis d’abstention.
LA FUSEE DE LA PLATEFORMISATION : UN PAS DE GEANT POUR L'HUMANITE, UN PETIT PAS (QUI NE DECOLLE PAS) POUR NOUS !
Le projet de plateformisation tarde à se concrétiser, et cette lenteur génère une réelle inquiétude.
Nous sommes conscients de l'investissement considérable que beaucoup d'entre vous y consacrent, ainsi que de la pression pour en assurer le succès.

C'est pourquoi, dans l'intérêt de tous et pour le groupe, nous souhaitons ardemment la réussite de ce projet.
Force Ouvrière vous rappelle que les prestations 2026 du CSE sont ouvertes.